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Nouvelles règles européennes en vue, mais les consommateurs ne font pas encore suffisamment confiance aux labels verts

02 juillet 2026

À l’approche des nouvelles règles européennes relatives aux emballages (PPWR), il s’avère que des attentes élevées se heurtent à la méfiance des consommateurs. Une étude Ipsos menée pour Renewi (le Circular Reality Scan) révèle que 90 % des consommateurs attendent des entreprises qu’elles utilisent davantage de matériaux recyclés, mais qu’à peine 1 sur 3 fait (presque) toujours confiance aux labels de recyclage. Par ailleurs, 90 % estiment que les entreprises se donnent une image plus verte qu’elles ne le sont réellement. Les résultats mettent en évidence un écart clair entre les promesses des labels et la perception qu’en ont les consommateurs.

Des attentes élevées mais une confiance modérée

Les consommateurs attendent clairement davantage d’engagement de la part des entreprises. Pas moins de 90 % pensent que celles-ci doivent investir davantage dans l’utilisation de matériaux recyclés. Une proportion identique estime qu’il est essentiel de signaler clairement lorsque ces matériaux sont utilisés.

Dans le même temps, une méfiance manifeste subsiste. Seuls 34 % des consommateurs déclarent faire presque toujours confiance aux labels de recyclage, tandis qu’un consommateur sur cinq affirme ne presque jamais s’y fier.

Un impact limité des labels

Seulement la moitié des consommateurs vérifient occasionnellement si les produits contiennent des matériaux recyclés. Fait marquant : lors d’un test produit, une mention telle que « bouteille 100 % recyclée » n’a eu aucun effet positif sur l’intention d’achat d’un shampooing.

Cette méfiance n’est pas infondée. 90 % des consommateurs estiment que de nombreuses entreprises se présentent comme plus écologiques qu’elles ne le sont en réalité. Il est intéressant de noter que 77 % des entreprises partagent également cet avis.

De nouvelles règles pour faciliter les choix durables

La nouvelle directive européenne sur les emballages (PPWR), dont la mise en œuvre progressive débutera en 2026, prévoit des obligations plus strictes en matière d’information sur les emballages. Elle mise notamment sur l’harmonisation des labels et sur l’intégration de supports numériques tels que les codes QR, permettant d’accéder à des informations supplémentaires sur la composition et l’origine des matériaux.

Selon l’étude Ipsos, 51 % des consommateurs considèrent qu’il est important que ces informations soient accessibles via un code QR. Toutefois, seuls 3 consommateurs sur 10 indiquent qu’ils seraient susceptibles de les scanner.

L’information seule ne suffit pas

Même dans un cadre renforcé, les labels ne suffisent pas à modifier les comportements des consommateurs.

« Les décisions d’achat sont rarement déterminées par un seul facteur. Le prix, la facilité d’utilisation, la qualité perçue, la disponibilité d’alternatives et le contexte dans lequel les choix sont effectués jouent tous un rôle important. Les labels peuvent aider les consommateurs à faire des choix, mais leur impact ne peut être considéré isolément », explique la professeure Nathalie Dens (Université d’Anvers).

« Si les consommateurs pensent que les matériaux recyclés sont par définition plus chers ou de moindre qualité, les labels resteront sans effet. Il est essentiel de faire évoluer cette perception pour accélérer la transition vers une économie circulaire », ajoute Harld Peters, CEO de Renewi.

L’étude Ipsos montre clairement que restaurer la confiance dans les labels et convaincre les consommateurs nécessite une approche plus large que la seule information sur les emballages.

À propos de l’étude

Le Circular Reality Scan d’Ipsos a été réalisé à la demande de l’entreprise Renewi. Cette étude périodique analyse les attitudes, les comportements et les obstacles structurels liés au recyclage et à l’utilisation de matériaux recyclés.

Pour plus d'informations: Circular reality scan