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Le fossé entre ambition et comportement en matière de circularité

Les Belges, consommateurs comme entreprises, aiment se voir comme des champions du recyclage. Comme des pionniers en matière de circularité. Nous trions, nous faisons de notre mieux, nous croyons recycler correctement et faire des choix durables. Mais cette image que nous avons de nous-mêmes correspond-elle à la réalité?

Le Circular Reality Scan 2026 est une étude Ipsos à grande échelle menée auprès des consommateurs et des entreprises belges. Pour la première fois, elle réunit ces deux perspectives et montre où les ambitions, les attentes et les comportements divergent, et pourquoi cela freine la transition vers une économie circulaire.

Le résultat: un reality check qui met en lumière un paradoxe à la fois clair et confrontant : les Belges croient fortement au recyclage et à la circularité, mais agissent encore trop peu en conséquence.

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À quel point sommes-nous réellement circulaires?
Cinq constats marquants

1. Les Belges, consommateurs et entreprises, surestiment leur comportement en matière de recyclage

Les Belges, qu’il s’agisse des citoyens ou des entreprises, considèrent le recyclage comme important, mais seule une minorité agit de manière cohérente, et lors des décisions d’achat, les bonnes intentions ne se traduisent pas toujours en actes.

Le recyclage est profondément ancré dans la conscience collective en Belgique. Consommateurs et organisations estiment qu’il est (très) important et déclarent assumer leurs responsabilités. Mais lorsque l’on observe ce qui se passe réellement, un constat clair s’impose : un pays qui est bien plus avancé dans ses discours que dans ses pratiques.

Ce que révèlent les données : un miroir pour la Belgique :

  • Presque tout le monde juge le recyclage important, mais il s’agit avant tout d’une intention :
    - 95% des consommateurs estiment qu’un tri correct est (très) important.
    - 92% des entreprises considèrent le recyclage comme important.

  • L’ambition est bien présente, largement partagée et solidement ancrée, mais seule une minorité trie réellement de manière cohérente :
    - Consommateurs : seulement 25% pensent toujours trier correctement.
    - Entreprises : à peine 14% déclarent toujours trier correctement.
    - L’écart ne se situe pas dans l’intention, mais dans la constance des comportements.

  • Le comportement d’achat renforce cet écart :
    - Seuls 15% des consommateurs vérifient (presque) toujours si un produit contient des matériaux recyclés.
    - 72% des entreprises estiment cela (très) important, mais seulement 42% en tiennent fortement compte lors de leurs achats.
      Les intentions en matière de durabilité influencent encore très peu les décisions d’achat.

  • Et les connaissances nécessaires pour mieux agir font souvent défaut :
    - 86% des consommateurs ne savent pas quelle part des déchets est réellement recyclée.
    - 50% des entreprises n’ont jamais entendu parler des obligations de reporting liées au CO₂, aux matériaux ou à la circularité, et 70% ne collectent pas ces données ou seulement de manière limitée.
    Sans connaissance, il n’y a pas de marge de progression. Tant les ménages que les entreprises manquent de visibilité sur leur impact réel.

  • Faible confiance dans les allégations de recyclage :
    - 19% des consommateurs ne font (presque) jamais confiance aux labels de recyclage.
    - Seules 14% des entreprises font entièrement confiance aux allégations de recyclage de leurs fournisseurs.
    Le manque de connaissances et de confiance freine les comportements d’achat responsables, tant chez les consommateurs que chez les responsables d’achats.

En résumé : le paradoxe belge du recyclage est large et systémique : nous croyons au recyclage, mais nous agissons encore trop peu en conséquence.

2. L’image verte des jeunes ne résiste pas toujours à la réalité

Bien que la génération Z bénéficie d’une image résolument verte, le Circular Reality Scan montre que, dans la pratique, ses choix sont moins cohérents.

Ce que révèlent les données ?

  • Les consommateurs plus âgés (55–70 ans) accordent nettement plus d’importance au recyclage que les jeunes (18–24 ans).

  • Les jeunes consommateurs accordent moins d’importance aux matériaux recyclés :
    - 18–24 ans : 75% estiment que les matériaux recyclés sont importants, contre 55–70 ans : 88%.

  • Les jeunes trient moins systématiquement :
    - 10% des jeunes déclarent toujours trier correctement, contre 37% chez les 55–70 ans.
    - 26% se rendent rarement ou jamais au parc à conteneurs.

Les jeunes ont de bonnes intentions, mais manquent souvent de routine, de connaissances et de contexte pour les traduire en comportements concrets.

3. Les PME restent à la traîne: la circularité structurelle peine à s’ancrer

Les petites entreprises ont la volonté d’agir, mais manquent de capacité, de connaissances et de mandat clair.

Les grandes entreprises disposent d’obligations de reporting et de moyens. Les PME doivent suivre la même direction, mais elles n’en sont encore qu’au point de départ.

Ce que révèlent les données ?

  • La responsabilité en matière de durabilité fait défaut dans la majorité des entreprises :
    - 71% des entreprises n’ont pas de responsable durabilité.
    - Entre 10 et 49 travailleurs : 74% n’ont pas de responsable durabilité.
    - 250 travailleurs ou plus : seules 31% n’ont pas de responsable durabilité.

  • Le monitoring de l’impact environnemental reste limité, surtout chez les PME :
    - 28% des entreprises de 10 à 49 employés collectent des données environnementales de manière moyenne à très importante.
    - 32% des entreprises de 50 à 250 employés collectent ce type de données.
    - 52% des entreprises de plus de 250 employés collectent ce type de données.

  • Les trois principaux freins structurels à l’amélioration du recyclage :
    - « Nous faisons déjà le maximum » : 19%
    - Coûts supplémentaires ou absence de budget : 18%
    - Manque de temps : 10%

Les PME ont l’intention d’avancer, mais sans moyens, sans connaissances, sans données et sans mandat clair, la circularité reste difficile à traduire en actions concrètes.

4. La pression réglementaire fonctionne: là où des obligations existent, le comportement suit

Le recyclage ne passe de l’intention à l’action que lorsque les règles sont claires. Cela vaut tant pour les citoyens que pour les entreprises.

  • Les entreprises trient surtout parce que c’est obligatoire :
    - 97% trient leurs déchets (obligation légale).

  • Les consommateurs soutiennent les mesures politiques qui orientent les comportements :
    - 76% des Belges sont favorables à l’instauration d’un système de consigne sur les emballages.

  • Les grandes entreprises sont clairement en avance :
    - Sous l’effet de la réglementation et des obligations de reporting, elles disposent plus souvent d’un responsable durabilité, d’une collecte de données et de critères formalisés.
    - Les PME, soumises à moins d’obligations, avancent beaucoup plus lentement.

Les progrès en matière de circularité ne s’obtiennent pas spontanément. La Belgique obtient des résultats là où le cadre est clair, contraignant et contrôlable.

5. Le fossé des connaissances freine les progrès: consommateurs et entreprises manquent d’informations

Tant les consommateurs que les entreprises manquent de connaissances essentielles, ce qui a un impact direct sur les comportements et les décisions d’achat.

  • Les consommateurs ne savent pas ce qu’il advient réellement des déchets :
    - 86% ne savent pas quelle part des déchets est effectivement recyclée.
    - 61% pensent qu’une grande partie de nos déchets est exportée à l’étranger et finit en décharge.

  • Les entreprises manquent de connaissances sur la circularité et la CSRD :
    - 50% n’ont jamais entendu parler de la CSRD.
    - 70% ne mesurent pas leur impact environnemental, ou seulement de manière limitée.

  • L’incertitude alimente la méfiance envers les labels et freine les comportements :
    - 19% des consommateurs ne font (presque) jamais confiance aux labels.
    - Seules 14% des entreprises accordent une confiance totale aux allégations de recyclage de leurs fournisseurs.

Sans information correcte et transparente, les choix durables restent théoriques, tant au niveau des ménages que des entreprises.

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Bientôt disponible

Approche de l’étude : perspective à 360°unique

  • Cette étude robuste et représentative a été menée en janvier 2026 par Ipsos.

  • 1 000 consommateurs en Belgique (18-70 ans) et 200 entreprises en Belgique (10 ETP et plus, avec un focus sur les fonctions achats et durabilité).

  • L’étude porte sur les comportements de recyclage, les achats circulaires, la transparence et la responsabilité. .
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